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Les Pays Membres de l’Union doivent faire face à leurs responsabilités.

Emmanuel Macron a été élu Président de la République française réalisant un exploit hors normes dont le moindre n’aura pas été de se faire élire sur une plateforme radicalement pro européenne. Dans les semaines et mois à venir, il aura les mains pleines pour mettre en œuvre son audacieux programme. Le succès du volet « européen » est – à juste titre – subordonné au redressement du pays, étayant ainsi sa vocation à redevenir un acteur majeur et respecté au sein de l’Union.

Si le résultat du scrutin aura été un énorme soulagement pour tous les europhiles, ceux-ci ne peuvent se contenter d’attendre que les choses se passent mais doivent, dès maintenant, prendre aussi leurs responsabilités car la réforme indispensable de l’Union doit être une œuvre collective sous peine d’échouer.

Le succès d’« En Marche » prouve qu’un mouvement citoyen, créé de toutes pièces il y a à peine plus d’un an, peut s’imposer aux forces politiques traditionnelles qui se sont installées dans un entre soi confortable conduisant in fine à leur sclérose et leur discrédit. Cette constatation s’applique non seulement aux partis politiques « nationaux » mais aussi aux groupements politiques du Parlement Européen qu’ils dominent.

Dans la perspective des élections européennes de 2019, il est encore temps de mettre en place, dans tous les pays de l’Union, un nouveau parti pan européen qui reprenne à son compte un programme commun et dont l’ébauche, élaborée par En Marche, pourrait former le socle. Cela permettrait de formuler une vision cohérente de l’Union qui ne serait pas subordonnée, comme c’est à présent le cas, à la primauté des intérêts nationaux. Ce modèle servirait d’aiguillon aux partis existants, les incitant à se recomposer, comme nous pouvons l’observer en France.

Doté de majorités pan européennes, le Parlement pourrait imposer des réformes institutionnelles – tout d’abord en adaptant ses propres règles de fonctionnement – au lieu d’attendre qu’un consensus illusoire entre les 27 chefs d’Etat au sein du Conseil Européen (organe intergouvernemental par excellence), n’impose un nième compromis boiteux.

Ainsi, le mode de scrutin aux élections européennes devrait être uniformisé ; les listes électorales établies par les organes centraux des partis pan européens (éventuellement sur proposition des branches nationales). A terme, en adaptant les Traités, on pourrait viser l’instauration de circonscriptions proportionnelles à la population alors que la représentation des Etats serait paritaire au sein du Conseil/Sénat, s’inspirant de la structure fédérale américaine. Cette organisation se marie particulièrement harmonieusement avec une instauration intelligente de la subsidiarité où la compétence des divers niveaux de pouvoir est clairement définie. En effet, aux Etats-Unis, c’est seulement en cas de modifications de la Constitution, que leur ratification est soumise à l’avis des états fédérés, évitant ainsi les blocages inutiles auxquels l’Union est trop souvent confrontée.

Le mouvement citoyen « Stand Up for Europe » pourrait utilement se mettre au service de l’ensemble des mouvements fédéralistes européens pour susciter un engouement citoyen semblable à celui qu’a réussi à créer le nouveau Président français. L’émergence d’un renouveau d’intérêt pour l’Union Européenne est une opportunité sur laquelle il est urgent de capitaliser sans attendre les résultats de l’expérience française ; au contraire, il faut s’appuyer très largement sur l’élan qu’elle a provoqué.

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