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L’analyse des votes pour le Brexit et pour Donald Trump consacre l’accélération manifeste du « national-populisme » dont il est à craindre qu’il ne s’étende à lors des scrutins prévus en Autriche, en Italie, aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.

 

Même le programme de François Fillon pour redresser la France est imprégné de souverainisme mettant les « intérêts de la France » en exergue et refusant de reconnaître qu’à défaut de les intégrer dans les intérêts de l’ensemble de l’Union, le redressement français est sévèrement compromis.

 

Deux caractéristiques des derniers scrutins sont significatives même si, apparemment, elles peuvent sembler contradictoires :

 

  • D’une part l’influence grandissante de l’utilisation des réseaux sociaux dans la dissémination d’informations (vraies autant que fausses) et de leur impact sur le résultat des consultations populaires.

 

  • D’autre part le désintérêt d’une partie de la jeunesse pour les scrutins. Leurs résultats reflètent, par conséquent, les opinions des générations plus âgées dont la tendance naturelle est de « préserver » les acquis au détriment des réformes pourtant indispensables dans un monde qui se transforme rapidement.

 

Ainsi, de nombreux commentateurs sur le Brexit ont souligné à la fois la faible participation de la jeunesse mais le soutien « massif », de ceux qui se sont donné la peine de voter, pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l’UE. Les jeunes britanniques se sont ainsi laissé « voler » leur avenir par défaut.

 

Or, les jeunes sont le segment de la population le mieux à même d’utiliser les technologies modernes de communication, dont les réseaux sociaux, pour défendre leurs propres intérêts. La mondialisation économique, dont il est totalement illusoire d’espérer la disparition doit, au contraire, être réformée et gouvernée : ses acteurs seront les grands ensembles économiquement et politiquement suffisamment intégrés, en attendant que, dans un futur lointain, une gouvernance mondiale puisse être envisagée.

 

L’Union Européenne doit impérativement figurer parmi ces acteurs. Son marché intérieur doit être de taille suffisante pour éviter sa dépendance aux échanges internationaux et être capable de conclure avec les autres participants (Etats-Unis, Chine, Inde, Japon, Russie…) des accords d’égal à égal, qui ne remettent pas en cause les acquis tant économiques que civilisationnels des parties. Le chemin déjà parcouru avec l’instauration du « Marché Unique » et l’« l’Union Economique et Monétaire » est considérable mais ces chantiers sont loin d’être achevés et ne garantissent nullement à ce stade que la jeunesse européenne puisse bénéficier des avantages et des perspectives de développement qu’ils sont sensés procurer.

 

L’intégration économique ne peut se suffire à elle-même. L’intégration politique de l’Union Européenne est tout aussi nécessaire car elle doit être gouvernée et régulée par des institutions d’une taille et d’une puissance suffisante si l’on veut que les gouvernants démocratiquement élus ne restent pas impuissants face aux grandes multinationales. Il sied également de partager les politiques de défense et des affaires étrangères, d’assurer la protection des frontières externes de l’Union de façon à permettre en son sein la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux, d’instaurer une harmonisation fiscale (partielle) permettant de financer des transferts de solidarité en échange d’une discipline assumée et d’introduire, sur l’ensemble du territoire, les normes techniques d’innovations prometteuses pour prétendre les imposer mondialement et en garder les retombées.

 

Si les Pays Membres de l’Union ne prennent pas la mesure de ces enjeux, les plus entreprenants et innovants parmi les jeunes continueront de s’expatrier. Simultanément, la pression migratoire d’origine climatique, politique et/ou économique se fera toujours plus intense. Il faut à tout prix permettre aux jeunes de créer en Europe les emplois pour intégrer ces immigrants indispensables aidant ainsi à financer les coûts croissants du vieillissement de la population de l’UE.

 

Les jeunes européens doivent s’approprier une position dominante dans la media sphère et peser de tout leur poids sur le monde politique. Leurs aspirations doivent être au cœur des programmes des partis qui doivent leur offrir un futur prometteur plutôt que de camper sur de vaines tentatives de préserver l’ordre ancien. Quand les élus auront assimilé que c’est le vote de la jeunesse qui assure leur propre futur (réélection), alors la société pourra regarder l’avenir avec une confiance renouvelée.

 

« Stand Up for Europe » doit exploser de son cadre actuel pour devenir un mouvement puissant qui unit et représente la jeunesse européenne: la mobilisation des jeunes au niveau européen peut créer une force politique « fédérale » qui imposera aux partis nationaux d’évoluer dans le même sens s’ils veulent conserver une raison d’être qui dépasse leur horizon national.

 

Les « sages » de Stand Up, parmi lesquels je suis fier de compter, peuvent soutenir ces efforts. C’est d’ailleurs dans cet esprit que j’avais proposé l’organisation de « Rencontres Européennes de la Jeunesse » ; je prends néanmoins conscience qu’elles ne se conçoivent que comme une des manifestations d’un programme bien plus ambitieux.

 

Le succès de la démarche proposée est entre vos mains : c’est pourquoi je répète avec force : « Jeunesses Européenne : levez-vous ! ».

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